UnHomme

Je t’aime … moi non plus

Spirale

Suite à un article sur un autre blog j’ai abordé ici le thème de la jalousie, ce n’était pas prévu mais bon, c’est aussi le but d’un blog, parler de ce qui nous touche à un moment donné.

Je vais donc poursuivre avec ce qui arrive bien souvent quand une relation part en vrille (à cause de la jalousie par exemple), c'est-à-dire la rupture !

J’ai eu généralement des relations qui se calcule en année, sauf la dernière qui a durée 6 mois, et hormis une fois, je suis toujours resté en très bon terme avec mes ex, parfois ça se passé même mieux que quand nous étions ensemble !

Chaque rupture, même si sur l’instant ça paraissait facile et même si c’était moi qui en étais à l’origine, m’a valu des lendemains plutôt pénible, peut-être suis-je trop sensible, mais voir l’autre souffrir, j’avais tendance à culpabiliser, à me demander si finalement je savais ce que je voulais, si j’avais pris la bonne décision, si je n’avais pas agi sur un coup de tête.

Et pourtant, jamais je ne me suis remis avec une ex.

Je me rends compte aujourd’hui que je me pose trop de questions une fois passé la passion des premières semaines, des premiers mois. A force de déceptions, d’échecs, la peur d’échouer à nouveau ne me fait-elle pas placer la barre trop haute ? Ou alors est-ce la crainte de se dépenser, de s’investir pour finalement revenir au point de départ et tout recommencer, encore une fois !

J’essaye de ne pas y penser, mais parfois, comme maintenant, ça ressurgit, j’ai l’impression de chercher tout ce qui pourrait faire pour que cela échoue. La perle rare existe t’elle ?

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Les sentiments avec adverbe

Ombrelle

Il y a les sentiments sans adverbe qui s’énoncent directement et ceux qui ont besoin d’un petit complément. Quand nous avons besoin d’ajouter un adverbe à un sentiment, comme dans « je t’aime beaucoup » ou « je t’aime encore », c’est que notre amour n’est déjà plus de l’amour, seulement un sentiment affectueux, une affection au pire.

Nous avons pourtant toute une gamme de sentiments à adverbe que nous offrons avec générosité (et légèreté parfois) en direction d'hommes et de femmes proches mais donc, sans le savoir toujours, nous nous éloignons.

« Je t'aime bien », dit la tiédeur, sinon l'usure, d'un amour qui a perdu beaucoup de sa vitalité et qui est déjà en partance.
« Je t'aimerai toujours » se projette dans un futur hypothétique au moment où l’amour au présent donne des signes de faiblesse.
« Je n'aime que toi » cache sa violence dans le que et nie l'enfermement proposé.
« Je t'aime depuis toujours » se garde bien de dire quand commence le toujours et ce qui le précédait.
« Je t'aime, et toi ? » est une demande de réassurance, qui ne dit pas l'amour mais l'inquiétude d'être aimé.
« Mais tu sais bien que je t'aime fort » est une affirmation qui a plus besoin de convaincre celui qui l'énonce que celui ou celle à qui elle s'adresse.
Dans le « je t'ai beaucoup aimé », il y a déjà toute la nostalgie d'un amour finissant qui tente de ne pas blesser et qui veut apaiser.

Au fond, l'amour pour se dire a besoin de l'expression la plus simple : « je t'aime » qui s'accompagne de multiples signes qui vont envelopper le mot, comme nous le faisons pour l’emballage d'un cadeau précieux. Je t'aime se dit avec la lumière des yeux, l'infime d’un mouvement, l'élan d'un geste, la pétillance d'un regard, la gravité des mots, la douceur d'une présence, la chaleur d'un contact.

Je n'ai pas dit souvent « je t'aime ». J'aurais dû, je le regrette. J'étais de ces hommes qui pensaient que cela se voyait, que mes sentiments étaient évidents, qu'il était suffisant d'être là aimant, gentil ou courtois.

Alors bien sûr, aujourd'hui j'invite tous ceux qui se sentent amoureux, qui se veulent encore amants à ne pas hésiter, à oser se faire des déclarations au quotidien. Il n’est pas nécessaire d'attendre un anniversaire ou la Saint Valentin. Un amour vivant peut se témoigner à toute heure du jour (et de la nuit !) et s'offrir ou se confirmer avec démesure.

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Si nous ne savons vivre le présent, nous sabotons l’avenir.

Je t'aime moi non plus

Des années plus tard, après l’éloignement ou la séparation, chacun va se demander : « Mais comment tout cela a-t-il pu se passer ? » . Avec parfois le sentiment qu'il s'agit d'un rêve qui a mal tourné, qui a dérapé dans la réalité. Pourtant l’imprévisible était au rendez-vous. Il était là, et elle était là au même moment, dans ce lieu qui fut celui de leur premier regard. Ils avaient perçu l'un et l'autre qu'ils étaient attirés, du moins qu'elle n'était pas indifférente à sa présence, que lui était sensible à son charme, qu'il aimait la douceur de son visage, qu'elle appréciait son sourire, qu'il se sentait ouvert à des partages, qu'elle n'hésitait pas à se tourner vers lui. Des signaux infimes ont circulé abolissant les distances, des vibrations ont rejoint d'autres vibrations, des accords invisibles se sont établis, des chants silencieux ont commencé…

Alors sans plus d'hésitation, ils se sont rapprochés, ils se sont caressé des yeux… Puis, sans aucune retenue, ils se sont étreints par la pensée ; ils ont, immobiles l'un et l'autre, bu leurs lèvres, laissé parler leurs corps soudain très éveillés. Ils se sont enfin abandonnés à la liberté d'être reçus, accueillis, et sont entrés de plein pied dans un plaisir nouveau, étonnés d'être aussi vivaces, présents, absolus. Et quand, à chaque fois, venait le moment de se quitter, avec précaution, ils tentaient de prolonger l'instant, d'échanger quelques mots pour traduire le bon, le doux, le joyeux qu'ils s'étaient offerts. Ils ont manifesté le désir de se revoir, de recommencer, d'agrandir ce bon, ce doux, ce joyeux partagé. Ils étaient encore à ce moment-là deux personnes autonomes, responsables, réceptives à la présence de l'autre, désirant d’autres rencontres, ouverts à une relation.

Est alors arrivé le temps des malentendus, du silence. Celui de l'attente, de l’incertitude :"Va-t-il donner un signe de vie ?" "Va-t-elle appeler ?" "Quand nous reverrons-nous ?" Les prémices d’un auto-sabotage actif étaient en place, surtout quand on se met à penser à la place de l’autre sur ce qu’il a fait, pas fait, aurait dû faire, fera ou ne fera pas… Il y eut bien sûr d'autres rencontres improvisées, suscitées, voulues, exprimées. Le présent prenait toute la place, occupait toutes les pensées, générait un désir qui se renouvelait sans faire appel au passé ou au futur. La présence inquiète du passé chez l'un, l'anticipation persécutoire du futur chez l'autre, ont commencé à se manifester. Oh de façon imperceptible au début, un regard ailleurs, une écoute plus distante, un abandon plus retenu ou plus tiède, une demande plus insistante…

Et puis est arrivé le temps du doute, de l'exigence, du regret, de l'amertume, du sabotage de l'instant. Qui a commencé ? Lui ? Elle ? Qui a écrit en premier pour critiquer ce qui s’était passé, pour se plaindre de tout ce qui ne s'était pas passé, de ce qui avait manqué, de ce qui aurait dû être ? Qui a laissé entendre que ce n'était pas suffisant, qu'il fallait plus, qu'il faudrait quand même savoir ce que l'on veut, où l'on va ? Qui, oubliant le présent du présent, la folie de la rencontre, le merveilleux du partage, se persécutait à l’avance de ce qui pourrait arriver ? Se blessait de ce qui n'allait pas arriver ? Qui déposa sur l'autre les premiers ressentiments, les accusations, les reproches et bien sûr les refus ? Est-ce lui, est-ce elle ?

Aujourd'hui enfermés dans des rancoeurs, séparés par un fossé d'incompréhensions, blessés par des mots irrémédiables, ni l'un ni l'autre ne comprend ce qui s'est passé, ce qui ne s'est pas passé, ce qui aurait dû se passer. Ils se jurent à eux-mêmes l'un et l'autre que c'est la dernière fois, qu'on ne les y reprendra plus, qu'ils veilleront à ne pas se laisser entraîner comme cela par le plaisir de la rencontre. Qu’ils se défendront mieux de rêver et d’espérer… Comment feront-ils la prochaine fois ?

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Jalousie en couple : quelles en sont les causes ?

La jalousie fait horriblement souffrir.

Alors, pourquoi continue-t-elle à exister ? Pourquoi ne s'en débarrasse-t-on pas simplement et volontairement ?


C'est qu'elle a souvent des racines profondes difficiles à extirper ! Ces racines sont de différentes sortes, et plus elles sont nombreuses, plus la jalousie prend de l’ampleur.

Femme

On peut être jaloux parce qu'on se mésestime. Si je suis un homme et que j'ai une très piètre estime de moi, je pense que ma partenaire, si jamais elle regarde un autre homme, le trouvera forcément mieux que moi. Elle s'apercevra que je ne vaux rien. Alors, fatalement, je me sens en danger constant. Je pense que je ne mérite pas d'être aimé, et que si c'est le cas, c'est le fruit d'une erreur et que ça ne pourra pas durer ! (idem pour une femme)

Je peux aussi être jaloux parce que j'idéalise l'autre. Il est si merveilleux, si extraordinaire que s'il est regardé, il ne peut qu'être violemment désiré. Je transpose aux autres les émotions que je ressens. J'imagine que mon ressenti est universel. Si cette femme me fait fondre, m'attire profondément, j'imagine qu'il en est de même pour tous les hommes qu'elle croise.

Je peux encore être jaloux parce que, ma jalousie, je l'aime, je la cultive. Elle me fait souffrir, mais je me sens alors très vivant, parce qu'elle prouve la force de mon désir. Je ressens des émotions fortes, et j'aime ça.

Je peux aussi désirer posséder l'autre. Dans la jalousie existe souvent cette dimension qui sort de l'amour pour devenir possessivité. Je n'aime pas vraiment l'autre (l'amour est généreux et souhaite le bonheur de l'autre), mais je le veux pour moi, pour mon bien-être uniquement. Je veux en être totalement propriétaire comme d'une chose… Je ne conçois pas l'amour comme une liberté, mais un amour prison. L'autre devrait m'appartenir totalement. Alors, je suis jaloux dès qu'il montre un minuscule désir de liberté. Je peux donc être jaloux aussi bien de partenaires éventuels que des sorties, des activités, des enfants…

Et je peux être jaloux parce que j'ai très peur. Peur de la solitude. Si l'autre partait, j'en mourrais. C'est du moins mon impression. Alors, cette angoisse de l'abandon est à l'origine d'une jalousie féroce.
Notons que la jalousie peut être autant masculine que féminine. Aucun sexe n'en a le monopole !

Chemin Bien, tout ceci est une belle théorie qui reporte tout sur la personne jalouse, mais dans la pratique, qu'en est-il de l'autre ?

Car dans un couple il y a deux personnes ! Comment se fait-il que certaines personnes se découvre une jalousie dans une relation et pas dans d'autres ? Le comportement de l'autre serait-il en question ? Pourquoi cherche-t-on toujours à culpabiliser la personne jalouse ? Pourquoi ne remettons nous pas en cause le comportement de la personne qui est l’objet de cette jalousie ?

Si vous trouvez votre femme (ou votre homme) en pleine discussion "hot" sur meetic ou sur MSN, c’est normal ou la on a le droit de commencer à être jaloux ? Peut être faut-il attendre qu'il y ait eu relation sexuelle ?

Qu'en pensez vous ?

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